Pour… Cass McCombs, le cow-boy mélancolique
Je pensais être le seul à avoir craqué en 2009 pour Cass McCombs, et son quatrième album Catacombs. Et puis voilà que ce merveilleux album apparait ici et là dans les best-of 2009 de plusieurs revues musicales recommandables. Ce garçon n’était donc pas un secret si bien gardé -- et tant mieux.

Fans hard-core de disco et autres Gaga-ophiles, ce post n’est pas pour vous. Je vous parle ici de garçons tristes, et de musique à l’apparat modeste. Ceux qui aiment Elliott Smith et Gus van Sant s’y retrouveront.
Cass McCombs, donc, a 34 ans et habite partout aux Etats-Unis -- en ce moment à San Francisco. Il est ce qu’on appelle un songwriter, dont chaque chanson semble avoir pour vocation de vous tordre le coeur. Et les 11 morceaux de l’album Catacombs y arrivent très bien. Point de variétoche FM ostentatoire ici, mais au contraire, une émotion délicate qu’un auditeur pressé ne percevra pas forcément à la première écoute.
L’album a ressucité chez moi un souvenir d’été : à 20 ans, j’ai traversé le Midwest en voiture avec des amis américains (autenthique -- peut-être un jour vous raconterai-je). Par la fenêtre, le jour, des champs de céréales, des granges, des silots et des biches, et la nuit, des pluies de lucioles. Ben voilà, l’album de Cass McCombs, c’est ça -- avec un côté urbain, quand même.
Allez, une petite vidéo, celle de Dreams-come-true-girl. On y croise en featuring l’actrice Karen Black -- celle de Easy Rider et des films de Robert Altman. Encore une fois : ce n’est pas le morceau (ni le clip) le plus catchy du monde, et il vous faudra peut-être plus d’une écoute pour que le charme agisse…. Mais essayez !
Cass McCombs a fait une escale aux Transmusicales de Rennes le mois dernier, mais n’est pas venu jouer à Paris -- snif. Je l’attends !
Lâché vos com.

Mais J’AIME j’aime j’aime j’aime j’aime !
Dis moi quand il passera à Paris
see you.