Pour en finir avec “En colo”
150 000 occurences sur Google, 80 000 visionnages sur Dailymotion, 30 000 sur Youtube, 22 000 sur le site de Canal + : il va falloir que je m’y fasse, En colo est mon plus gros succès. La majorité des mails spontanés que je reçois ont pour objet ce court métrage, réalisé dans le cadre d’une campagne de lutte contre l’homophobie, sous l’égide de l’INPES et du Ministère de la Santé.
Comme c’est les fêtes, allez, le voici :
Je vais donc profiter de l’espace que Yagg me donne sur ce blog pour répondre aux questions qui me sont le plus souvent posées depuis Juillet dernier -- date de sa première diffusion, sur Canal +.
- je ne suis pas l’auteur de ce film, seulement le réalisateur. Le projet a été imaginé par un certain Guillaume Nail, jeune comédien (et par ailleurs beau garçon), un des cinq gagnants du concours de scénarios à l’origine de cette campagne. La fin optimiste était souhaitée par l’INPES, cette campagne étant destinée à lutter contre le suicide chez les jeunes gays.
- Les comédiens qui jouent les ados ont tous entre 16 et 19 ans. Le film a été tourné en Juin 2009, et certains d’entre eux passaient leur bac quelques jours après.
- C’est le premier film de Paul Perles, qui joue le rôle de Mathieu. Paul a 19 ans, et m’a été envoyé par son pote Félix Moati (un des 2 garçons de LOL).
- Oui, l’ado roux qui fait le “méchant” du film est bien Côme Levin, que les amateurs de Disney Channel connaissent bien -- lors de la scène du bal, les figurants venaient lui en parler. Côme a 19 ans, et joue depuis qu’il est tout petit.
- Non, Côme et Paul n’ont pas fait de muscu pour tourner la scène de la piscine (on me fait souvent la réflexion). Ils sont naturellement faits comme ça.
- Il existe une scène coupée : après la dernière scène, le bus roule, et tous les ados se sont assoupis. Tous, sauf… Mathieu et Maxime, qui se sont isolés. Il n’arrivent pas à s’arrêter de s’embrasser, la tension monte, et la chaleur aussi. Cette scène a été tournée, et était destinée à apparaître en “vignette” lors du générique de fin, pendant que les crédits se déroulent à côté. Mais jugée too much, la scène a été écartée (par mes soins).
- Oui, il s’agit bien d’Alexis Michalik, le cow-boy de mon court métrage Far West, où on le voyait tout nu. Petit rappel des faits, avec l’extrait concerné :
Alexis joue et met en scène la pièce La Mégère (à peu près) apprivoisée, actuellement au Vingtième Théatre. Les fans de son anatomie se mettront dans les premiers rangs, et seront récompensés (je n’en dis pas plus).
- autre référence à Far West : le ciel peint qui tourne derrière Maxime. C’est ce qu’on appelle une autocitation -- voui, ça doit être un peu prétentieux.
- En colo circule, avec les 4 autres films de la collection, en copie 35mm dans les salles d’Art-et-Essai en province.
Voilà.
Pour revoir le film dans de très bonnes conditions, ainsi que les 4 autres :
http://www.le-regard-des-autres.fr/videos_courts-metrages/en-colo.php
Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas !
Ou sinon, lâché vos com.

Et bien oui question toute simple :
Même si la scène finale (d’après-crédits) a été écarté par vos soins parce que too much (on peut comprendre pour une campagne anti-suicide) est-elle désormais disponible autre part ?
Non, hélas, car les images de ce film ne m’appartiennent pas. Cette scène a été détruite – les prises de vue du film occupant trop de place dans la station de montage. Il ne m’en reste plus que le souvenir !
C’est sûrement ce qu’il y a de mieux (le souvenir).
En tous cas encore bravo, cela reste totalement subjectif mais parmi les différents courts-métrages le vôtre et Omar sont définitivement les deux meilleurs.
Après un peu de mal avec leur fin respective mais s’il s’agissait d’une condition du concours cela se comprend !
J’adore ce film ! Et les acteurs… wow ! Le blog est génial aussi.
Pour ma part, les deux court-métrages que j’ai préféré étaient sans conteste le votre et “Baskets et maths” de Rodolphe Marconi.
Puis je regrette aussi que les images bonus aient été détruites, c’est bien dommage pour nous autres qui n’auront jamais la chance de pouvoir les contempler, il me reste cependant l’imagination.
J’ai aussi adoré vos deux autres réalisations, à savoir “Bébés requins” et l’excellent “Donne moi la main”. En revanche, j’ai nettement moins aimé Far West que les autres , tout du moins il m’a moins marquée.
Pour le format du court et pour le thème du suicide chez les jeunes gays, j’attends avec impatience de pouvoir voir “Rouge Amour” de votre confrère Jean-Baptiste Wattiaux qui promets d’être très émouvant mais qui rencontre hélas des aléas budgétaires et de ce fait sa projection s’en voit reportée encore et encore à mon plus grand malheur.
Sinon il a aussi le non moins tragique «Dirty Slapping» d’Édouard Molinaro qui vaut le coup d’œil et permet de comprendre la réelle ampleur des difficultés que peuvent rencontrer des jeunes homos aujourd’hui encore et leur mutisme face à cette douleur qu’ils ne peuvent libérer que par leur propre mort. C’est triste, c’est honteux et c’est dégradant pour toute société de fustiger une différence si peu importante et qui en rien ne les regarde à partir du moment que la chose est partagée entre deux adultes consentants ou entre des jeunes adolescents consentants aussi car j’entends tout les jours ces raccourcis dégoutants qui mettent en relation homosexualité et pédophilie, c’est écœurant au possible de mélanger les deux et d’un ridicule exaspérant.
Aujourd’hui je suis toujours aussi révoltée par cette bêtise profonde qui vise à diaboliser une si belle chose que l’amour, simplement de l’amour dans toute sa merveilleuse diversité.